Débats, états généraux, forums publics: notre avis compte-il ?
De l'utilité des états généraux, débats et forums publics: la participation et la consultation des citoyens semblent devenir un véritable mode de gouvernance.
Mais cette démocratie participative à l'échelle de la France ou même de l'Union Européenne est-elle utile ?
Ces débats contribuent-t'ils réellement à la décision politique ? La structure même des débats - modalités d'intervention, grilles thématiques "fermées", etc - permet-t'elle la contradiction ou guide-t'elle inéluctablement à des synthèses pré-établies ?
Cette démocratie participative n'a-t'elle pour objectif que la validation, le faire valoir et la médiatisation de décisions politiques qui sont prises au p
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C'est un moyen rusé de faire passer des lois difficiles en prétendant représenter l'ensemble des citoyens (et non plus seulement les électeurs du parti au pouvoir).
J'ai par exemple été écoeuré par le pseudo débat sur la bio-éthique et je crains fort les régressions qui vont suivre lorsque cela se traduira en lois dans les mois à venir.
Le débat sur l'identité nationale est à mon sens à mettre à part, car il est vraiment "politique" ou "politicien", si l'on induit sa dimension de manipulation de l'opinion.
Maintenant, si l'on prend la plupart des autres débats, états généraux, forums publics, l'on est dans des perspectives très différentes: deux exemples d'actualité: celui sur la bioéthique tout récent et celui sur les nanotechnologies, qui est en-cours. Et, ici, sur ce type de débat, l'on se rend compte, lorsque l'on creuse un peu, en allant sur les forums, que toute une communauté de chercheurs, de scientifiques, d'intellectuels, sont partie prenante dans leur organisation, et qu'ils ont de fortes attentes d'échanges avec le public. Et pourtant ... Des opposants considèrent que ça ne sert à rien, que c'est pure manipulation, cf par exemple des actions de blocage comme celle de Lyon il y a quelques jours ( http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/...eche-a-lyon.php ).
Donc, ma question porte plus sur cette dynamique de gouvernance par l'appel à la participation des publics sur des thèmes "sérieux", avec des organisateurs "sérieux" des mondes scientifiques. Sont-ils ont mêmes tellement dépendants des pouvoirs (CNRS, ...) qu'ils cautionnent des décisions politiques ou au contraire cherchent-ils réellement à générer des contre-pouvoirs pour faire évoluer des décisions pré-établies ? Complexe, c'est sans doute un peu tout, mais comment, nous, qui sommes interpellés, appelés à participer, pouvons-nous savoir si notre voix compte ? Est-ce que finalement, c'est encore par un échelon intermédiaire - les milieux associatifs, groupes de pression, etc - que les citoyens peuvent s'y faire entendre, et non à l'échelon individuel ?
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On peut se demander en effet si ces débats ne sont pas de simples "campagnes de communication".
Il serait intéressant, pour les débats "fermés", de confronter les synthèses et conclusions officielles à ce qui a été réellement exprimé.