Laquelle de ces prises de position traduit le mieux, à ce jour, l'affaire "Julien Coupat" ?

Par Platinium54, il y a 461 jours

Laquelle de ces prises de position traduit le mieux, à ce jour, l'affaire "Julien Coupat" ?

Julien Coupat - LE MONDE- 25.05.09

"La prolongation de ma détention est une petite vengeance"
| 12h10 ? Mis à jour le 25.05.09 | 12h33


Voici les réponses aux questions que nous avons posées par écrit à Julien Coupat. Mis en examen le 15 novembre 2008 pour "terrorisme" avec huit autres personnes interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris, il est soupçonné d'avoir saboté des caténaires SNCF. Il est le dernier à être toujours incarcéré. (Il a demandé à ce que certains mots soient en italique).




Comment vivez-vous votre détention ?

Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.



Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?
[...] Tout lire

Avatar de Utopia
Par Utopia - 31/05/2009 à 16:30
Dans cette "affaire", il y a vraiment beaucoup d'arbres qui cachent la forêt !



Les arbres, un brouhaha médiatique exceptionnel, transformant peu à peu ce personnage en paradoxal "martyre" d'un pouvoir "fascisant" :

- "intelligence" : caractère culturel du personnage, de son environnement familial, de ce livre

- "tendance" : caractère authentique du mode de vie de cette communauté proche de la nature, active socialement dans un petit village, refusant les gadgets communicants

- "mystère" : caractère secret de leur comportements offrant si peu de prises aux dérives people

- "erreurs du pouvoir" : caractère outrancier de la communication ministérielle, manque de prudence dans la qualification des actes et des cibles, gestion hasardeuse des lois d'exception

- "vitrine politique" : les pour, les contre, les clivages (les positions agressives des autres mouvements d'extrême gauche, cf, p ex le lien du blog Futur Rouge sont très surprenantes) sans que le fond du sujet ne soit jamais réellement développé




La forêt, le fond du sujet : ces gens sont-ils réellement impliqués dans une action de sabotage du réseau ferré ? Si oui, dans quel but ? Quelle qualification judiciaire donner à ces actes ?

- les rares informations concrètes sur l'opération de début novembre de blocage des TGV, sont accablantes et ces personnes sont très certainement impliquées d'une manière ou d'une autre à cette opération de sabotage de l'alimentation électrique des trains (cf des détails d'audition, lien ci-dessus vers le site Résistances 95)

- compte tenu du contexte idéologique "révolutionnaire" , non caché (cf p ex l'interview de Coupat dans le Monde), le but d'une telle action ne pourrait être que celle d'une volonté de "déstabilisation de l'Etat"

- à l'inverse de ce que dit le Premier Ministre, cette opération de sabotage de l'alimentation électrique des trains n'a pas "fait prendre de risques considérables à la sécurité des personnes". Au contraire, tout semble indiquer que les auteurs de ces actes ont déployé beaucoup d'intelligence pour créer une belle pagaille sans qu'il n'y ait aucun risque pour les passagers des trains (les seuls qui ont sans doute pris beaucoup de risques d'électrocution sont les poseurs de ces fers à béton !).



La vraie question est donc aujourd'hui et pour l'avenir : même dans un contexte d'une volonté de "déstabilisation de l'Etat", si concrètement la qualification du délit n'est autre que celle de "dégradation de biens publics", est-il logique de mettre en oeuvre à l'encontre des auteurs les mêmes procédures de lois spéciales "antiterroristes" que celles prévues à l'encontre, par exemple, des poseurs de bombes de Madrid (191 morts et 1824 blessés) ?

De n'avoir pas prudemment posé les enjeux de cette question, le pouvoir se retrouve aujourd'hui piégé par l'audience et la notoriété qu'il a offert à la contestation radicale !

Avatar de Utopia
Par Utopia - 31/05/2009 à 16:30
Dans cette "affaire", il y a vraiment beaucoup d'arbres qui cachent la forêt !



Les arbres, un brouhaha médiatique exceptionnel, transformant peu à peu ce personnage en paradoxal "martyre" d'un pouvoir "fascisant" :

- "intelligence" : caractère culturel du personnage, de son environnement familial, de ce livre

- "tendance" : caractère authentique du mode de vie de cette communauté proche de la nature, active socialement dans un petit village, refusant les gadgets communicants

- "mystère" : caractère secret de leur comportements offrant si peu de prises aux dérives people

- "erreurs du pouvoir" : caractère outrancier de la communication ministérielle, manque de prudence dans la qualification des actes et des cibles, gestion hasardeuse des lois d'exception

- "vitrine politique" : les pour, les contre, les clivages (les positions agressives des autres mouvements d'extrême gauche, cf, p ex le lien du blog Futur Rouge sont très surprenantes) sans que le fond du sujet ne soit jamais réellement développé




La forêt, le fond du sujet : ces gens sont-ils réellement impliqués dans une action de sabotage du réseau ferré ? Si oui, dans quel but ? Quelle qualification judiciaire donner à ces actes ?

- les rares informations concrètes sur l'opération de début novembre de blocage des TGV, sont accablantes et ces personnes sont très certainement impliquées d'une manière ou d'une autre à cette opération de sabotage de l'alimentation électrique des trains (cf des détails d'audition, lien ci-dessus vers le site Résistances 95)

- compte tenu du contexte idéologique "révolutionnaire" , non caché (cf p ex l'interview de Coupat dans le Monde), le but d'une telle action ne pourrait être que celle d'une volonté de "déstabilisation de l'Etat"

- à l'inverse de ce que dit le Premier Ministre, cette opération de sabotage de l'alimentation électrique des trains n'a pas "fait prendre de risques considérables à la sécurité des personnes". Au contraire, tout semble indiquer que les auteurs de ces actes ont déployé beaucoup d'intelligence pour créer une belle pagaille sans qu'il n'y ait aucun risque pour les passagers des trains (les seuls qui ont sans doute pris beaucoup de risques d'électrocution sont les poseurs de ces fers à béton !).



La vraie question est donc aujourd'hui et pour l'avenir : même dans un contexte d'une volonté de "déstabilisation de l'Etat", si concrètement la qualification du délit n'est autre que celle de "dégradation de biens publics", est-il logique de mettre en oeuvre à l'encontre des auteurs les mêmes procédures de lois spéciales "antiterroristes" que celles prévues à l'encontre, par exemple, des poseurs de bombes de Madrid (191 morts et 1824 blessés) ?

De n'avoir pas prudemment posé les enjeux de cette question, le pouvoir se retrouve aujourd'hui piégé par l'audience et la notoriété qu'il a offert à la contestation radicale !