Seriez-vous d'accord d'utiliser le clonage pour sauver des espèces en voie de disparition ?
Nouvelle entreprise sur le marché, nous souhaiterions savoir ce que vous pensez de la sauvegarde d'espèces en voie d'extinction par clonage. La liste rouge de ces espèces s'allonge de plus en plus, nous nous proposons de réaliser des clones de ces animaux et de les redonner à des réserves animalières ou zoos tout en étant suivis et contrôlés par de nombreux organismes européens et mondiaux.
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Trx314 - 07/10/2009 à 22:08
et à quand un jurassic park ? est-ce que ce sera possible dans un futur proche ?
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befree - 07/10/2009 à 23:17
Avant le clonage il devait exister la reproduction naturelle, non?
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oloment - 08/10/2009 à 07:56
Effectivement, il existe la reproduction naturelle et j'approuve complètement l'idée de réaliser cette méthode avant le clonage. Mais tu penses bien que si le clonage est abordé aujourd'hui de cette manière là, c'est que la reproduction naturelle ne peut être réalisé.
Il est encore extrêmement difficile de cloner à ce jour mais pour certaines espèces, c'est la seule solution et notre entreprise vise ce faible pourcentage qui vise à disparaître.
J'aime beaucoup l'idée du Jurassic Park, mais je ne crois pas que ce soit réalisable. Pour te donner une idée, le clonage nécessite des cellules vivantes, qui ne sont plus viables en moyenne 3 jours après le décès de l'animal. Compte tenu du nombre d'année qui nous sépare des dinosaures, je pense que tu comprends que nous restons dans le domaine de la science-fiction. Les test ADN et le clonage sont deux choses très différentes, on peut retrouver de l'ADN mais obtenir des cellules viables est autre chose.
Il est encore extrêmement difficile de cloner à ce jour mais pour certaines espèces, c'est la seule solution et notre entreprise vise ce faible pourcentage qui vise à disparaître.
J'aime beaucoup l'idée du Jurassic Park, mais je ne crois pas que ce soit réalisable. Pour te donner une idée, le clonage nécessite des cellules vivantes, qui ne sont plus viables en moyenne 3 jours après le décès de l'animal. Compte tenu du nombre d'année qui nous sépare des dinosaures, je pense que tu comprends que nous restons dans le domaine de la science-fiction. Les test ADN et le clonage sont deux choses très différentes, on peut retrouver de l'ADN mais obtenir des cellules viables est autre chose.
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befree - 08/10/2009 à 13:58
Quelles sont les espèces pour lesquelles les techniques d'aide humaine à la reproduction sont moins réalisables que les techniques de clonage, et pourquoi. Par
Utopia - 08/10/2009 à 09:24
si ce n'est pas indiscret, qui êtes-vous ? Une entreprise de quelle origine géographique ? associée au milieu universitaire, de la recherche, des laboratoires pharmaceutiques ? Lorsque vous parlez de 'contrôle' des institutions, cel aveut-il dire qu'il existe actuellement des programmes (UE ?), des protocoles particuliers d'agrément ? Bref, quel est le contexte ? Merci de nous éclairer.
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oloment - 08/10/2009 à 11:06
L'entreprise Rebirth étant en création, je ne peux malheureusement dévoiler que peu d'informations à son sujet (secret professionnel). Cette entreprise est Française et des partenariats avec des organismes tels que le MHN, ou WWF sont en négociation. Notre objectif est d'utiliser le clonage à d'autres fins que celle alimentaire qui est réglementée en France. Nous n'avons pas d'intérêt à ce jour à s'associer avec des laboratoires pharmaceutiques. Comme toute start-up, celle-ci doit être rentable mais nous ne cherchons pas à vendre, d'où la recherche de partenariats afin d'être financé en majorité par ces organisations qui s'occuperaient des animaux clonés.
Le contrôle par ces institutions nous sera imposé et sera réalisé par nos partenaires puisque je pense que vous devinez les problèmes éthiques que cela soulève. C'est pourquoi nous visons des organisations/institutions qui défendent les animaux (de quelque manière que ce soit) afin de minimiser les problèmes éthiques et de démontrer notre bonne foi. Mais il n'existe pas à ce jour de programmes UE capable de réglementer et de contrôler ces activités. Il faut savoir que la législation française n'interdit pas le clonage à but non alimentaire. De plus, la réalisation de clones est encore très difficile à ce jour, de nombreuses années de recherches sont à prévoir avant d'obtenir un animal cloné viable.
J'espère que ces informations ont pu vous éclairez sur l'activité de notre entreprise. Et je vous invite à participer à un de nos sondages : lien "sondage complet"
Le contrôle par ces institutions nous sera imposé et sera réalisé par nos partenaires puisque je pense que vous devinez les problèmes éthiques que cela soulève. C'est pourquoi nous visons des organisations/institutions qui défendent les animaux (de quelque manière que ce soit) afin de minimiser les problèmes éthiques et de démontrer notre bonne foi. Mais il n'existe pas à ce jour de programmes UE capable de réglementer et de contrôler ces activités. Il faut savoir que la législation française n'interdit pas le clonage à but non alimentaire. De plus, la réalisation de clones est encore très difficile à ce jour, de nombreuses années de recherches sont à prévoir avant d'obtenir un animal cloné viable.
J'espère que ces informations ont pu vous éclairez sur l'activité de notre entreprise. Et je vous invite à participer à un de nos sondages : lien "sondage complet"
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Trx314 - 08/10/2009 à 12:15
Il me semble pourtant que le clonage de chiens est déjà pratiqué pour des particuliers aux USA ( http://www.bioarts.com/ ).Est-ce que la difficulté vient des caractéristiques de certaines espèces animales ? ou est-ce que les entreprises américaines ont une réelle longueur d'avance technologique ?
En tous cas ce projet est très intéressant, en particuliers le business model qui dépasse la vision purement commerçante (contrairement à l'entreprise californienne citée plus haut).
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oloment - 08/10/2009 à 13:52
Le clonage d'animaux à des fins commerciaux est déjà pratiqué. Effectivement, certaines entreprises comme Bioarts clonent des animaux que l'on sait cloner pour des particuliers qui souhaitent retrouver leur animal préféré en échange de quelques dollars... (150 000$)
Je ne vais pas vous mentir, nous avons pensé à réaliser ce type d'entreprise car il faut savoir que c'est une activité qui est très rentable. Au delà de cet aspect, cette activité annexe permettrait à notre entreprise d'avoir plus de fonds pour développer la recherche sur les espèces en voie de disparition. Ce cas a été étudié, il est pour le moment en stand-by et le restera si nous obtenons assez de financements.
Je crois que le clonage du chien a un taux de réussite aux alentours de 25% alors que celui de le souris est de 1,5-2%. Des exceptions comme les vaches peuvent atteindre 40%. En moyenne, ce taux varie de 0,1-3%. Voici un site en anglais où vous trouverez certaines causes d'échecs du clonage (http://learn.genetics.utah.edu/content/tech/cloning/cloningrisks/ ). En France, le clonage sur des animaux est pratiquée dans le public par l'équipe de Jean Paul Renard de l'INRA (unité BDR) qui est le grand spécialiste français dans ce domaine. Et voilà un exemple de l'utilité du clonage à des fins non alimentaires et non commerciales (http://www.inra.fr/presse/genoway_et_l_inra_ont_clone_les_premiers_rats )
Nous ne sommes pas en retard en France, nous n'avons pas d'industriels privés comme aux Etats-Unis qui utilisent le clonage à des fins commerciales. Une étude du marché serait à réaliser afin de déterminer s'il y aurait réellement une demande de la part d'une section très spécifique de la population française compte tenue du prix du clonage commercial.
Je vous remercie pour votre participation et pour vos encouragements.
Je ne vais pas vous mentir, nous avons pensé à réaliser ce type d'entreprise car il faut savoir que c'est une activité qui est très rentable. Au delà de cet aspect, cette activité annexe permettrait à notre entreprise d'avoir plus de fonds pour développer la recherche sur les espèces en voie de disparition. Ce cas a été étudié, il est pour le moment en stand-by et le restera si nous obtenons assez de financements.
Je crois que le clonage du chien a un taux de réussite aux alentours de 25% alors que celui de le souris est de 1,5-2%. Des exceptions comme les vaches peuvent atteindre 40%. En moyenne, ce taux varie de 0,1-3%. Voici un site en anglais où vous trouverez certaines causes d'échecs du clonage (http://learn.genetics.utah.edu/content/tech/cloning/cloningrisks/ ). En France, le clonage sur des animaux est pratiquée dans le public par l'équipe de Jean Paul Renard de l'INRA (unité BDR) qui est le grand spécialiste français dans ce domaine. Et voilà un exemple de l'utilité du clonage à des fins non alimentaires et non commerciales (http://www.inra.fr/presse/genoway_et_l_inra_ont_clone_les_premiers_rats )
Nous ne sommes pas en retard en France, nous n'avons pas d'industriels privés comme aux Etats-Unis qui utilisent le clonage à des fins commerciales. Une étude du marché serait à réaliser afin de déterminer s'il y aurait réellement une demande de la part d'une section très spécifique de la population française compte tenue du prix du clonage commercial.
Je vous remercie pour votre participation et pour vos encouragements.
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Platinium54 - 09/10/2009 à 14:19
Oloment, bjr, merci d'avoir introduit ce sujet qui est très important.
A mon humble (je ne suis pas très au fait du sujet) avis, votre projet représente sans doute l'une des réponses à l'accélération des déséquilibres de la biodiversité, dont celle animale.
Je dis 'l'une' des solutions, car j'ai le sentiment qu'il s'agit de la plus complexe : dans la maîtrise de sa technicité, dans les risques 'éthiques' qu'elle engendre (erreurs, manipulations involontaires, etc) et dans ses dérives mercantiles potentielles.
Je pense en-effet que les niveaux prioritaires d'intervention sont :
1. la 'protection' : création et gestion de 'sanctuaires' naturels, dont les démarches entreprises depuis montrent l'efficacité : ex les éléphants, etc
2. la reproduction 'assistée' : il suffit d'observer les réussites extraordinaires qui sont de plus en plus souvent réalisées dans une nouvelle génération de 'Zoos', dont les plus novateurs n'ont plus rien à voir avec les parcs / prisons d'antan (démarches scientifiques, partenariats avec des chercheurs en éthologie, etc)
Ainsi, je crois qu'il est nécessaire d'agir sur la longue chaîne de décideurs, payeurs et intervenants : politiques, institutionnels, ONG, groupes de pression, organismes de recherche, et bien-sûr les opinions pour faire avant tout appliquer et mettre en oeuvre des actions de 'protection'.
Allons tous sur les bateaux de Greenpeace pour bloquer les baleiniers japonais ! A quoi bon réfléchir au clonage d'une espèce menacée, si l'on n'intervient pas sur la principale source de cette menace ?
http://oceans.greenpeace.org/fr/nos-oceans/chasse-baleiniere
Et cet exemple peut être reproduit sur des centaines de cas de menaces sur la biodiversité !
De même, donnons tous quelques deniers aux nombreux programmes de reproduction et soutenons ceux qui se battent pour que les grandes institutions développent de nouveaux programmes !
Des exemples donnés par des parcs:
http://zoobeauval.com/protection/eep_esb.htm
http://www.touroparc.com/parc_zoologique/conservation.html
Et un exemple (paradoxal, car 'mal' maîtrisée) de cette dynamique de la reproduction en captivité :
http://www.protection-des-animaux.org/ipb/index.php?showtopic=11627
En conclusion, si la question est 'Que faut-il faire pour sauver des espèces en voie de disparition', alors, je pense que votre 'solution' n'est pas prioritaire.
A mon humble (je ne suis pas très au fait du sujet) avis, votre projet représente sans doute l'une des réponses à l'accélération des déséquilibres de la biodiversité, dont celle animale.
Je dis 'l'une' des solutions, car j'ai le sentiment qu'il s'agit de la plus complexe : dans la maîtrise de sa technicité, dans les risques 'éthiques' qu'elle engendre (erreurs, manipulations involontaires, etc) et dans ses dérives mercantiles potentielles.
Je pense en-effet que les niveaux prioritaires d'intervention sont :
1. la 'protection' : création et gestion de 'sanctuaires' naturels, dont les démarches entreprises depuis montrent l'efficacité : ex les éléphants, etc
2. la reproduction 'assistée' : il suffit d'observer les réussites extraordinaires qui sont de plus en plus souvent réalisées dans une nouvelle génération de 'Zoos', dont les plus novateurs n'ont plus rien à voir avec les parcs / prisons d'antan (démarches scientifiques, partenariats avec des chercheurs en éthologie, etc)
Ainsi, je crois qu'il est nécessaire d'agir sur la longue chaîne de décideurs, payeurs et intervenants : politiques, institutionnels, ONG, groupes de pression, organismes de recherche, et bien-sûr les opinions pour faire avant tout appliquer et mettre en oeuvre des actions de 'protection'.
Allons tous sur les bateaux de Greenpeace pour bloquer les baleiniers japonais ! A quoi bon réfléchir au clonage d'une espèce menacée, si l'on n'intervient pas sur la principale source de cette menace ?
http://oceans.greenpeace.org/fr/nos-oceans/chasse-baleiniere
Et cet exemple peut être reproduit sur des centaines de cas de menaces sur la biodiversité !
De même, donnons tous quelques deniers aux nombreux programmes de reproduction et soutenons ceux qui se battent pour que les grandes institutions développent de nouveaux programmes !
Des exemples donnés par des parcs:
http://zoobeauval.com/protection/eep_esb.htm
http://www.touroparc.com/parc_zoologique/conservation.html
Et un exemple (paradoxal, car 'mal' maîtrisée) de cette dynamique de la reproduction en captivité :
http://www.protection-des-animaux.org/ipb/index.php?showtopic=11627
En conclusion, si la question est 'Que faut-il faire pour sauver des espèces en voie de disparition', alors, je pense que votre 'solution' n'est pas prioritaire.
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Trx314 - 09/10/2009 à 15:07
Je suis d'accord avec les priorités telles que tu les définis (cela me rappelle la question sur la lutte contre le réchauffement climatique http://bit.ly/nMR41 ), mais cela n'enlève rien à la valeur qu'ont les travaux de ce type (recherche sur le clonage). Comme qui dirait un bon vieux dicton : "Il faut de tout pour faire un monde". Ce n'est pas le rôle d'un scientifique d'aller aborder des bateaux de pêche, pour la bonne raison qu'un militant greenpeace le fera tout simplement mieux que lui. En revanche, ce militant aura beau être courageux, aventurier et débrouillard, il sera bien incapable de contribuer à la sauvegarde de la planète s'il est enfermé dans un laboratoire.
A mon avis, chacun doit faire au mieux de ses gouts, qualités et compétences, c'est comme cela que le schmilblick peut avancer globalement.
Par
Platinium54 - 09/10/2009 à 15:40
ok Trx314 sur ta pondération.
Effectivement, j'avais aussi pensé au parallèle avec la Géoingenierie : dans les deux cas (réchauffement climatique et biodiversité), les choix stratégiques de nos sociétés pour contrecarrer des menaces sont doubles, et sans doute complémentaires : mise en oeuvre de la science (recherche, technicité, outils, etc) et intervenir sur la culture (comportements, habitudes, traditions, etc).
Et, paradoxalement, il est peut-être plus facile de lever x milliards sur un projet que de faire évoluer un comportement social.
Ce qui me semble toutefois important, c'est, si l'on n'est pas dans une approche de 'scientisme' idéologique ou de 'romantisme' aussi idéologique, le fait de poser les étapes et les priorités, permet peut-être de les faire se compléter et 1+1 = 3
Par exemple, cette démarche de clonage ne devrait-elle pas être directement associée à celle de la reproduction 'assistée', c'est à dire, le premier partenaire de cette entreprise n'est-elle pas idéalement tel parc naturel, ou zoo : ainsi, ensemble, ils auraient la construction stratégique du 'à partir de quand la reproduction naturelle est impossible et le clonage ne devient que la seule solution' ?
En réalité, le risque est ou sera que ces deux acteurs ne se positionnent comme des des chapelles concurrentes.
Effectivement, j'avais aussi pensé au parallèle avec la Géoingenierie : dans les deux cas (réchauffement climatique et biodiversité), les choix stratégiques de nos sociétés pour contrecarrer des menaces sont doubles, et sans doute complémentaires : mise en oeuvre de la science (recherche, technicité, outils, etc) et intervenir sur la culture (comportements, habitudes, traditions, etc).
Et, paradoxalement, il est peut-être plus facile de lever x milliards sur un projet que de faire évoluer un comportement social.
Ce qui me semble toutefois important, c'est, si l'on n'est pas dans une approche de 'scientisme' idéologique ou de 'romantisme' aussi idéologique, le fait de poser les étapes et les priorités, permet peut-être de les faire se compléter et 1+1 = 3
Par exemple, cette démarche de clonage ne devrait-elle pas être directement associée à celle de la reproduction 'assistée', c'est à dire, le premier partenaire de cette entreprise n'est-elle pas idéalement tel parc naturel, ou zoo : ainsi, ensemble, ils auraient la construction stratégique du 'à partir de quand la reproduction naturelle est impossible et le clonage ne devient que la seule solution' ?
En réalité, le risque est ou sera que ces deux acteurs ne se positionnent comme des des chapelles concurrentes.
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oloment - 12/10/2009 à 08:20
Bonjour à vous,
J'apprécie beaucoup le débat que vous avez eu, il me semble très intéressant. Je suis d'accord sur beaucoup de points avec Platinium54 car bien que nous n'ayons pas le même point de vue, ceux-ci tendent à se rejoindre. Je remercie Trx314 pour son intervention qui justifie très bien notre position.
Notre société, comme toute société scientifique prend des risques. Il faut savoir les mesurer et prendre conscience qu'il y a une certaine limite à ne pas dépasser. Ne croyez-vous pas que chaque médicament produit dans le monde n'est pas un risque pour son consommateur ? La probabilité qu'une personne décède suite à la prise de ce médicament est infiniment faible comparativement à la capacité de soigner des millions d'autres. En tant que scientifique, nous connaissons la prise de risque en réalisant du clonage animalier, davantage sur le plan scientifique qu'éthique car je pense que si la science peut être contrôlé, l'éthique est une chose beaucoup plus compliquée à cadrer. De ce fait, nous avons souhaité minimiser ces risques en réalisant l'ensemble de nos partenariats avec des organisations de défenses des animaux mais aussi de zoos et des parcs naturels comme je l'ai déjà dit précédemment. Ceci est un fait, ces partenariats nous semblent indispensable, à aucun moment nous souhaitons entrer en concurrences avec elles : nous n'aurions rien à y gagner.
Comme l'a dit Trx314, ce n'est pas avec nos connaissances scientifiques que nous allons aller sur le terrain pour protéger des animaux. Notre action est différente mais nous souhaiterions qu'elle soit aussi efficace voir davantage. Et je suis du même avis que vous lorsque vous dites "Et, paradoxalement, il est peut-être plus facile de lever x milliards sur un projet que de faire évoluer un comportement social." Je pense que là aussi, ce n'est pas notre rôle de faire changer ce comportement, nous n'en avons pas le pouvoir. Nous ne pouvons que participer comme le font déjà Greenpeace et l'ensemble de ces organisations qui défendent les animaux.
Nous ne souhaitons pas répondre à la question "que faut-il faire pour sauver des espèces en voie de disparition ?" mais plutôt "Combien d'espèces en voie de disparitions peuvent être sauvées par notre technique de clonage ?" Nous pouvons jouer un rôle dans ce cycle de défense des animaux, il est risqué, mais nous souhaitons prendre ce risque car nous pensons pouvoir apporter beaucoup.
Enfin, je terminerai avec votre souhait de commencer par réaliser la "reproduction assistée". Je pense que vous l'avez deviné, nous ne réalisons par le clonage parce que nous aimons jouer avec, si c'était le cas, nous aurions monté une entreprise à but commerciale. La reproduction n'est pas toujours possible, et nous pensons qu'à ce jour, il y a suffisamment d'équipes qui travaillent sur ce sujet. De plus, il y a clonage et clonage, tout cela dépend de qui clone et comment. Nous comprenons votre réaction car vous n'avez pas la même vision que nous qui travaillons dessus tous les jours depuis des années. C'est pour cela que nous réalisons à titre purement indicatif un petit sondage.
Je vous remercie de votre participation à ce débat qui est aussi important qu'intéressant.
J'apprécie beaucoup le débat que vous avez eu, il me semble très intéressant. Je suis d'accord sur beaucoup de points avec Platinium54 car bien que nous n'ayons pas le même point de vue, ceux-ci tendent à se rejoindre. Je remercie Trx314 pour son intervention qui justifie très bien notre position.
Notre société, comme toute société scientifique prend des risques. Il faut savoir les mesurer et prendre conscience qu'il y a une certaine limite à ne pas dépasser. Ne croyez-vous pas que chaque médicament produit dans le monde n'est pas un risque pour son consommateur ? La probabilité qu'une personne décède suite à la prise de ce médicament est infiniment faible comparativement à la capacité de soigner des millions d'autres. En tant que scientifique, nous connaissons la prise de risque en réalisant du clonage animalier, davantage sur le plan scientifique qu'éthique car je pense que si la science peut être contrôlé, l'éthique est une chose beaucoup plus compliquée à cadrer. De ce fait, nous avons souhaité minimiser ces risques en réalisant l'ensemble de nos partenariats avec des organisations de défenses des animaux mais aussi de zoos et des parcs naturels comme je l'ai déjà dit précédemment. Ceci est un fait, ces partenariats nous semblent indispensable, à aucun moment nous souhaitons entrer en concurrences avec elles : nous n'aurions rien à y gagner.
Comme l'a dit Trx314, ce n'est pas avec nos connaissances scientifiques que nous allons aller sur le terrain pour protéger des animaux. Notre action est différente mais nous souhaiterions qu'elle soit aussi efficace voir davantage. Et je suis du même avis que vous lorsque vous dites "Et, paradoxalement, il est peut-être plus facile de lever x milliards sur un projet que de faire évoluer un comportement social." Je pense que là aussi, ce n'est pas notre rôle de faire changer ce comportement, nous n'en avons pas le pouvoir. Nous ne pouvons que participer comme le font déjà Greenpeace et l'ensemble de ces organisations qui défendent les animaux.
Nous ne souhaitons pas répondre à la question "que faut-il faire pour sauver des espèces en voie de disparition ?" mais plutôt "Combien d'espèces en voie de disparitions peuvent être sauvées par notre technique de clonage ?" Nous pouvons jouer un rôle dans ce cycle de défense des animaux, il est risqué, mais nous souhaitons prendre ce risque car nous pensons pouvoir apporter beaucoup.
Enfin, je terminerai avec votre souhait de commencer par réaliser la "reproduction assistée". Je pense que vous l'avez deviné, nous ne réalisons par le clonage parce que nous aimons jouer avec, si c'était le cas, nous aurions monté une entreprise à but commerciale. La reproduction n'est pas toujours possible, et nous pensons qu'à ce jour, il y a suffisamment d'équipes qui travaillent sur ce sujet. De plus, il y a clonage et clonage, tout cela dépend de qui clone et comment. Nous comprenons votre réaction car vous n'avez pas la même vision que nous qui travaillons dessus tous les jours depuis des années. C'est pour cela que nous réalisons à titre purement indicatif un petit sondage.
Je vous remercie de votre participation à ce débat qui est aussi important qu'intéressant.
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Platinium54 - 14/10/2009 à 11:10
Oloment, merci , ces développements sont très instructifs. Si, comme vous le laissez entendre, votre dynamique s'engage en complète synergie avec celle des autres acteurs (organisations de défenses des animaux mais aussi de zoos et des parcs naturels) et si vous êtes dans une perspective de ".../... participer comme le font déjà Greenpeace et l'ensemble de ces organisations qui défendent les animaux", alors je pense que vous devriez être initiateur ou participant d'un DEBAT PUBLIC qui ne se limite pas à poser la question du 'bout de la chaîne' (le clonage comme l'une des options), mais de l'enjeu global auquel votre action participe.
Un peu sur le modèle des forums citoyens des Etats Généraux de la Bioéthiques (cf divers sondages sur ce site), et quelle qu'en soit l'échelle (ça peut commencer très petitement à condition qu'un seuil minimum d'acteurs complémentaires en soient partenaires), introduisant un état des lieux, les perspectives et interpellant l'opinion publique :
"Espèces en danger : actions engagées, questions scientifiques et éthiques, moyens et objectifs dans le temps".
Si vous réunissez ce noyau de partenaires-acteurs, je suis certain que nous serons nombreux à vouloir vous aider.
Un peu sur le modèle des forums citoyens des Etats Généraux de la Bioéthiques (cf divers sondages sur ce site), et quelle qu'en soit l'échelle (ça peut commencer très petitement à condition qu'un seuil minimum d'acteurs complémentaires en soient partenaires), introduisant un état des lieux, les perspectives et interpellant l'opinion publique :
"Espèces en danger : actions engagées, questions scientifiques et éthiques, moyens et objectifs dans le temps".
Si vous réunissez ce noyau de partenaires-acteurs, je suis certain que nous serons nombreux à vouloir vous aider.
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Platinium54 - 15/06/2010 à 12:22
14 juin 2010 La biodiversité aura son Giec
Réunis en Corée du sud, 90 Etats se sont enfin mis d'accord sur la création d'un groupe international d'experts sur la biodiversité, une plateforme comparable au Giec pour le climat.
http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/nature-environnement/20100614.OBS5509/la-biodiversite-aura-son-giec.html
Réunis en Corée du sud, 90 Etats se sont enfin mis d'accord sur la création d'un groupe international d'experts sur la biodiversité, une plateforme comparable au Giec pour le climat.
http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/nature-environnement/20100614.OBS5509/la-biodiversite-aura-son-giec.html
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