Chute du Mur, 20 ans déjà ! Et si ' La fin de l'Histoire ' était le début de la ' Grande Cata ' ?
Analyse critique de l'article 'La fin du monde' de Francis Fukuyama, publié dans le numéro d'été 1989 de la revue 'National Interset' et reproduit par la revue 'Commentaire' dans l'édition d'automne de la même année.
Fukuyama commence son article par le constat qu'avec la fin de la guerre froide, un changement fondamental est en train de se produire dans l'histoire du monde. Pourtant le manque d'un cadre conceptuel pertinent, s'oppose à distinguer dans cet événement, ce qui est essentiel de la contingence historique.
Tout au long du XX ème siècle le monde occidental s'est transformé sous une succession vagues de violence idéologique. Le libéralisme s'est imposé contre
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Si c'est la crise financière récente, je ne vois pas le lien avec la chute du communisme. Le capitalisme américain à la façon Reagan est remis en question mais pas l'économie de marché en général.
Je lirai tout cela demain...
1 - Oui, bien-sûr, le 'clash' est la crise qui a ébranlé la planète en 2008
2 - Bien-que 'financière', cette implosion du système, a, et aura des répercussions immenses sur l'ensemble d'une dynamique que l'on appelle communément la 'mondialisation', avec toutes ses composantes : industrielles, travail, emploi, flus migratoires, etc
3 - Il est évident qu'un nouveau mouvement a été engagé à partir du moment où la confrontation 'est-ouest' n'avait plus lieu : il s'est agi à proprement parler d'un 'dégel' pour le système 'capitaliste' / 'économie de marché' pour s'engager dans l'universalisation de son modèle : dans l'industrie la délocalisations vers des zones à bas coût, dans la finance flux financiers spéculatifs, dans le commerce la mise en concurrence exacerbée, etc
4 - Pourquoi à partir de la du 'gel est-ouest' ? Fondamentalement, parce que la fin de l'alternative d'une opposition de modèle a représenté pour l'économie de marché l'opportunité de ne plus 'avoir peur' de ses oppositions internes - aspirations sociales, luttes syndicales, etc - qui avaient marqué un siècle de construction de l'économie de marché moderne.
Il y a mille sources d'analyse de ce phénomène et je n'ai pas beaucoup de temps pour les réunir, mais, de façon paradoxale, je suggère d'écouter le discours que Nicolas Sarkozy a fait devant le Congrès réuni à Versailles en juin 2009 et dont, quelque soient les réalités de mise en application réelle, l'analyse qui y est faite est, à mon sens, très juste !
http://www.dailymotion.com/video/x9npw1_discours-nicolas-sarkozy-devant-le_news
célèbre article 'La fin du monde' de Francis Fukuyama.
La question qui se pose en 2009 n'est-elle pas :
En 2008, dans l'immense clash planétaire du système financier, la dynamique
engendrée depuis 1989 s'est-elle révélée une impasse ? 20 ans plus tard,
'l'Histoire' doit-elle finalement se réinventer ?
Ou au contraire, cette dynamique engendrée en 1989 reste-t'elle valide et la
crise de 2008 n'est-elle qu'un 'incident de parcours' qui ne modifie pas le
'cap' engagé après la chute du mur ?
Du jour au lendemain, tout ceci a explosé et comme dans un jeu de quille, sous la bannière de la 'démocratie libérale', pays après pays, le 'système' du libre échange a pris le pas sur les dynasties en vase clos, avec pour conséquence globale l'expansion soudaine de nombre de ces pays et aussi du niveau de vie de leurs populations, en commençant par l'Asie et l'Amérique du Sud, mais aussi tous ceux du bloc de l'Est et à moindre échelle l'Afrique, avec pour corolaire, en vase communicant, la transformation des équilibres 'capital / travail' au sein des anciens pays industriels de l'Occident, globalement au détriment de la ressource 'travail' puisque brusquement mise en concurrence par un fort dumping social, alors que le 'capital' améliorait au contraire son potentiel de croissance puisque c'est lui qui, se déplaçant dans ces nouvelles zones, en retirait un potentiel de croissance, en tout cas à court terme dans un premier cycle, le temps que ne se constituent des capacités capitalistiques 'locales'.
Tout ceci associé à la dynamique financière qui trouvait dans cette planète ouverte le terrain de jeu idéal pour monter des produits de plus en plus complexes et éparpillés.
Rien de tout ceci ne serait arrivé de la sorte si le 'gel' du précédent siècle s'était maintenu. Mais ce 'si' est idiot car si la moitié de la planète a brusquement basculé dans le 'système' ce n'est pas par choix, c'est parce que le 'système' avait gagné son droit d'occuper toute la planète.
Le clash de 2008 est-il à l'échelle de ce sujet, à savoir représente-t'il une étape de rupture dans ce mouvement (dans son association aussi à l'apocalypse environnementale qui a pris place dans des milliards de cerveaux), ou n'est-il qu'une 'crise' de croissance ?
C'est la question posée, remise en perspective avec la conviction qu'avait Fukuyama en 1989 que l'histoire 'se terminait' avec la chute du bloc communiste.
Plus précisément, l'on pourrait considérer que de 1989 à 2008, l'analyse de Fukuyama semblait confirmée par les faits.
Si les évènements de 2008 sont une réelle remise en cause du système, alors, peut-être, vivons-nous une phase de reconstruction dont naitront de nouvelles options idéologiques contraires, comme la fin du 19è vit apparaître l'option communiste.
Les contemporains de Marx étaient-ils conscients de vivre la naissance d'un autre projet qui allait pendant près d'un siècle servir de marqueur positif ou négatif à toutes les évolutions de toutes facettes - économie, géostratégie, social, philosophie - de toutes les sociétés du monde ?
http://www.liberation.fr/politiques/1101673-nicolas-sarkozy-y-etait-voici-les-preuves:i-3
http://www.liberation.fr/cinema/06011415-sarkozy-a-berlin-en-2012
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peut-être que la réponse est dans la vidéo à laquelle je n'ai pas accès au boulot ?