Bins des mails hackés du CRU, légèreté des méthodes du GIEC : un coup de froid sur Copenhague ?
Pour vous faire votre propre opinion sur les conséquences des révélations de ces mails hackés quant aux méthodes scientifiques de ce laboratoire participant aux travaux du GIEC, voir en bas de page les 3 liens vers l'intégralité des mails en question et vers une synthèse de leurs contenus.
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Le Times du 5 décembre 2009
Le Met Office prévoit de réexaminer les 160 ans de données sur la température après avoir admis que la confiance du public, sur la réalité scientifique des causes anthropiques du réchauffement global, a été bouleversée par une fuite d'e-mails.
La nouvelle analyse des données prendra trois
[...] Tout lire
Il n'y va pas avec le dos de la cuillère...
Si on crée un marché des émissions de carbone, cela signifiera peut-être que les entreprises fortement émettrices seront d'une certaine manière "taxées" (pour reprendre le terme employé dans l'article), mais aussi que les entreprises économes toucheront une sorte de subvention (par analogie). Le marché permet dans ce cas de pénaliser les pollueurs et de récompenser les propres.
Il ne s'agit en aucun cas de "Wall Street qui va percevoir une taxe cachée". C'est vraiment caricatural comme vision des choses.
Certes Goldmann Sachs va s'en mettre plein les poches en intervenant sur ce marché, mais ce n'est en aucun cas assimilable à récolter des taxes.
C'est comme si je disais que "acheter une voiture c'est verser un impôt caché aux méchants concessionnaires". C'est vraiment absurde.
Les Etats pourraient fixer les prix à la vente et à l'achat de crédit carbone. Les excédents de vente seraient réinvestis dans des projets écologiques.
Ici, je ne comprend pas l'intérêt de passer par un marché. C'est bien que les banques d'affaires se substituent à l'Etat pour collecter et profiter de cette nouvelle taxe.
En outre, il n'y a aucun intérêt pour les autres entreprises d'avoir de la volatilité sur ces crédits carbones.
Enfin, comme expliqué dans l'article, gérer ces crédits par le marché va faire augmenter les prix de façon incontrôlée dans le contexte de baisse de l'offre. Les profits sous-jacents ne seront pas alloués à des projets écologiques mais seulement transférés en profits nets pour les spéculateurs. Un vrai gâchis...
"C'est bien que les banques d'affaires se substituent à l'Etat pour collecter et profiter de cette nouvelle taxe."
C'est complètement faux comme manière d'exprimer le mécanisme du marché. Les banques ne vont pas collecter et profiter, ce qui sous-entendrait qu'elle vont se mettre dans la poche toute cette "taxe" au pollueur. Non, elle vont simplement, comme dans tout marché, servir d'intermédiaire entre les pollueurs et les propres. Le prix que les pollueurs seront prêts à payer pour acheter leur droit à polluer déterminera aussi ce que toucheront les propres pour leur "excédent" de propreté.
Maintenant pourquoi un marché plutôt qu'une intervention directe de l'Etat ? probablement que cela coute beaucoup moins cher à l'Etat américain et donc aux citoyens américains de laisser s'organiser un marché, plutôt que de créer une administration qui serait chargée de calculer, récolter et redistribuer les droits à polluer de toutes les entreprises du pays.
Probablement aussi que l'idéologie de marché est bien plus forte aux US que celle de l'interventionnisme...
Pour ce qui est de l'augmentation des prix incontrôlée, l'article encore une fois omet totalement un élément important dans la détermination des prix. En effet, il oublie l'objectif même de la mise en place de type de régulation : faire baisser les émissions de CO2. En effet, le but est justement que les entreprises investissent dans leur processus de production pour diminuer leurs émissions. De ce fait, plus d'entreprises seront "propres" et moins d'entreprises seront "pollueuses", ce qui aura pour effet de diminuer la demande en droits à polluer, et donc diminuer les prix.
Bref, Rolling Stone ferait mieux de se cantonner à l'actualité musicale...
Je ne vois pas où sont les économies de coût pour le fisc puisqu'il faudra bien encore contrôler que les entreprises ont dûment acheté les crédits carbone nécessaires et continuer à récolter les autres taxes. Si la raison est donc une économie de coût pour le fisc (ce qui ne tient pas du tout), on pourrait aussi imaginer négocier sur des marchés les taxes sur le revenu, sur les profits, sur tout...
En conséquence, je vois notamment 3 risques/inconvénients pour les entreprises de la sphère réelle:
1) La volatilité des prix
2) Des prix sans plafond
3) Une hausse des prix (au départ liée à la baisse de l'offre - ok) mais devenue sans contrôle et sans lien avec le potentiel de réduction des entreprises, au risque donc d'endommager leur compétitivité voire accentuer les délocalisations vers des pays ayant signé des objectifs peu contraignants et finalement aussi augmenter les prix pour le consommateur final.
Bien sûr qu'il s'agit de renchérir les crédits carbones mais l'Etat peut décider de lui-même le niveau des taxes et bénéficier de l'intégralité de ces recettes. La hausse doit être régulière et incitative pour réduire le CO2 mais pas au point d'étouffer l'activité économique. De même pour les entreprises excédentaires, le fisc peut tout simplement organiser un crédit d'impôt. Il faut donc une gestion des prix contrôlée que seul l'Etat peut arbitrer.
Je ne vois absolument aucun avantage de passer par le marché pour le fisc, les entreprises de la sphère réelle et les citoyens/consommateurs.
Je ne vois pas où sont les économies de coût pour le fisc puisqu'il faudra bien encore contrôler que les entreprises ont dûment acheté les crédits carbone nécessaires et continuer à récolter les autres taxes. Si la raison est donc une économie de coût pour le fisc (ce qui ne tient pas du tout), on pourrait aussi imaginer négocier sur des marchés les taxes sur le revenu, sur les profits, sur tout...
En conséquence, je vois notamment 4 risques/inconvénients pour les entreprises de la sphère réelle:
1) La volatilité des prix
2) Des prix sans plafond
3) Une hausse des prix (au départ liée à la baisse de l'offre - ok) mais devenue sans contrôle et sans lien avec le potentiel de réduction des entreprises, au risque donc d'endommager leur compétitivité voire accentuer les délocalisations vers des pays ayant signé des objectifs peu contraignants et finalement aussi augmenter les prix pour le consommateur final.
Bien sûr qu'il s'agit de renchérir les crédits carbones mais l'Etat peut décider de lui-même le niveau des taxes et bénéficier de l'intégralité de ces recettes. La hausse doit être régulière et incitative pour réduire le CO2 mais pas au point d'étouffer l'activité économique. De même pour les entreprises excédentaires, le fisc peut tout simplement organiser un crédit d'impôt. Il faut donc une gestion des prix contrôlée que seul l'Etat peut arbitrer.
Je ne vois absolument aucun avantage de passer par le marché pour le fisc, les entreprises de la sphère réelle et les citoyens/consommateurs.
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http://www.rollingstone.com/politics/story/29127316/the_great_american_bubble_machine/7
Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas favorable à toute initiative limitant les pollutions...