Le cerveau détecte l'erreur avant qu'elle ne soit commise et donne l'ordre de la cacher ! Vous avez compris ?

Par Orange, il y a 783 jours

Le cerveau détecte l'erreur avant qu'elle ne soit commise et donne l'ordre de la cacher ! Vous avez compris ?

Quand un pianiste fait une fausse note, son cerveau le sait déjà !

Une dizaine de pianistes professionnels, tous droitiers, équipés d'un matériel d'enregistrement électroencéphalographique, ont joué par coeur des gammes et des exercices simples sur un piano numérique. Une fois filtrées toutes les fréquences électriques qui n'étaient pas reliées à l'activité «jouer du piano», il est apparu que lorsque le pianiste faisait une fausse note, d'une main seulement, le cerveau produisait une onde anormale avant même que la note ne soit jouée.


Après mille mesures, vérifications, recoupements, il est apparu le phénomène suivant : avant même de jouer une fausse note (un dixième de seconde en moyenne), le [...] Tout lire

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Par Platinium54 - 12/12/2009 à 23:02
il faudrait un esprit scientifique qui parle bien anglais et qui ait une petite demi-heure de concentration devant soi pour décortiquer 'l'abstract' sur le site Plosone et nous synthétiser les différences entre les options de de résultats qui sont résumées dans la conclusion collé-copiée ci-dessus.

Personne ?

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Par Solal - 14/12/2009 à 19:51
Je me dévoue.

Nos chercheurs, dans l'article ci-dessus, ont décidé d'aller plus loin que les traditionnelles études de l'activité du cerveau autour d'erreurs commises par un individu. Ces études sont traditionnellement faites dans un cadre où l'individu presse un bouton répndant à un signal donné. Ils sont allés plus loin, observant l'activité du cerveua de pianistes autour d'erreurs commises sur des notes.

Le résultat de l'expérience est l'observation d'un signal de potentiel négatif généré par le cerveau entre 100ms et 150 ms avant l'erreur.

Comment interpréter ce résultat ?

1) Ce signal négatif traduit une erreur au niveau de la récupération en mémoire de la note ?
Cela pourrait a priori être une option, mais les pianistes jouaient dans l'expérience les mêmes notes sur les deux mains, et le fait qu'ils ne commettaient des erreurs que sur l'une des deux mains implique que ce n'est pas leur "accès-mémoire" qui était en défaut, l'autre main jouant la bonne note.

2) Ce signal pourrait émerger au niveau de processi "moteurs" (erreur de la "commande" des muscles) ?
Les chercheurs écartent cette hypothèse, ce type d'erreur de processi moteurs étant d'habitude accompagnés d'effet de latéralisation main gauche-main droite (différences observées entre les erreurs des deux mains). N'observant pas de phénomène de latéralisation, ils cherchent l'explication à ce potentiel négatif "précurseur" ailleurs.

3) Ce signal pourrait tout simplement être le reflet du process qui conduit à l'erreur ?
Là, les chercheurs pensent à un phénomène de défaut d'attention ponctuel, qui serait reflété par une baisse de l'amplitude des signaux du cerveau (un potentiel moins largement négatif). Le signal observé par les chercheurs est d'une amplitude plus forte (et non plus faible) que le signal précédant une note correcte, invalidant cette hypothèse. De plus, le signal arrivant 100 à 150ms avant l'erreur, ce délai semble trop court pour illustrer un défaut d'attention, qui en général survient quelques centaines de ms avant le mouvement.

4) Ce signal surviendrait d'un désenclenchement du système de contrôle des actions ?
Ce type de désenclenchement du système de contrôle des actions est accompagné de signaux à potentiel positif, mais le potentiel qu'ils observent est négatif, mauvais hypothèse !

5) Les auteurs concluent donc que le signal qu'ils observent provient du fait que le cerveau émet un signal correspondant à la prise de conscience de l'erreur juste avant qu'elle soit commise par les muscles, de plus permettant à l'artiste d'"étouffer" légèrement la note en la jouant plus bas.

De plus, les chercheurs remarquent qu'ils n'observent pas le potentiel négatif suivant typiquement l'erreur, suggérant que le fait que l'activité du pianiste implique sa mémoire, et qu'il est extrêmement entraîné, permet justement à la prise de conscience de l'erreur de se faire juste avant qu'elle soit commise par les muscles.

Pour finir, ils émettent une piste pour un de leurs prochains articles, afin d'analyser un signal de potentiel positif 280ms après l'erreur, qu'ils voudraient analyser afin de savoir s'il provient du feedback correspondant à l'audition par le pianiste de son erreur- L'expérience consisterait à empêcher le pianiste d'entendre son jeu, et à analyser le changement d'amplitude du signal positif Pe...

I hope that helps !

Avatar de avapoam
Par avapoam - 15/12/2009 à 14:18
Merci, 10 ms, quelle perfection des stimuli humains. Pour éviter ces situations négatives, il faut créer des sons positifs ressentis par le coeur et non "appris par coeur "...un renversement de perspective
Avatar de Utopia
Par Utopia - 15/12/2009 à 01:06
P'tain, ils font tourner la caboche dans ce labo !!!

Génial, merci beaucoup Solal. Maintenant je peux voter !