Pour ou contre le port de la burka en France?
Qu'en pensez vous?
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Solal - 30/01/2010 à 00:03
D'une certaine manière, je ne suis pas sûr que la question soit si mal posée.Si l'on part du principe que la liberté de chacun finit là où commence celle d'autrui, et sachant que porter le voile n'empiète en aucun lieu sur la liberté des autres, et n'est en aucun point indécent, il semble que l'interdire en un endroit public, quel qu'il soit, c'est déjà faire un grand pas.
Que la femme portant le voile soit forcée de montrer son visage dans un certain nombre de circonstances, cela semble normal, pour des raisons d'identification, de sécurité,... Maintenant que l'on empêche cette personne de se vêtir de la manière qu'elle le souhaite dans un certain nombre d'endroits sans raison valable, c'est autre chose.
Que des fonctionnaires soient tenus de porter un uniforme, ou des élèves de se découvrir le visage à l'école pour participer, cela peut se justifier, mais ces règles doivent s'appliquer à tous. Je ne vois pas de raison d'interdire une forme vestimentaire plus qu'une autre, une régle qui ferait de deux poids deux mesures...
Ce n'est pas parce que l'état n'a pas de religion, principe de laïcité, que l'individu n'a pas le droit d'en avoir. Car si c'est cela le principe de laïcité, veut-on interdire le port de la kippa, le port de croix autour du cou, doit-on dissimuler sa religion ?
L'école n'est-il pas un des meilleurs endroits pour faire l'expérience de la richesse des différences ? et un des meilleurs endroits pour apprendre à accepter la différence de l'autre ?
Si maintenant la question de la liberté et des droits de la femme est posée, mettons en place des permanences dans les lieux publics et les écoles qui permettraient de soutenir les femmes ou les filles en détresse, ou soumises par leur mari ou leur famille. Luttons contre les intégrismes religieux empiètant sur le droit des femmes, mettons en place des numéros verts et des campagnes de soutien, mais ne nous attaquns pas aux simples questions d'apparat et d'apparences !
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Solal - 30/01/2010 à 00:11
Sur un autre thème lié à la question de liberté des femmes, et ayant lui aussi surgi en même temps que le fameux débat sur "l'identité nationale", voir le sondage sur les mariages gris: http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/480 Par
facetus - 30/01/2010 à 02:24
Bravo pour ce sondage! Je voulais en fait créer un tel sondage agrémenté de la vidéo suivante:
http://www.youtube.com/watch?v=MQX-BXhH_8A
Plus sérieusement, quels que soient la situation, le lieu (en France et aussi à l'étranger), il faudrait tout faire pour arrêter la contamination de cette pratique honteuse et en finir.
La burka, c'est l'expression du plus extrême intégrisme musulman. Tolérer la burka, c'est promouvoir la ségrégation des sexes, c'est accepter que la femme serait inférieure à l'homme.
Qu'une femme porte de son plein gré la burka n'en est pas moins une femme manipulée et soumise par les hommes. La burka est le symbole et la concrétisation de la manipulation et domination de l'homme sur la femme.
La burka moderne (où l'on cache tout ce qui est possible) est une invention récente du mouvement intégriste salafiste dans les pays du Golfe et au Pakistan, il y a juste une vingtaine d'année. Dans les milieux musulmans à travers le monde, le plus intégriste, conservateur gagne toujours sur les modérés au prétexte que ces derniers ne seraient pas de bons musulmans, ne suivraient pas les paroles du coran. La burka gagne toujours plus de terrain. Lorsque votre fille portera la burka (je le redis encore, c'est arrivé à mes anciens voisins, "bon français de souche"), vous vous direz alors que c'est trop tard! Cela me rappelle "La Peste" de Camus...
Est-ce que sous prétexte de liberté religieuse, on peut faire tout et n'importe quoi?
Selon l'hadhit du prophète Mahomet, « La circoncision est une tradition louable pour les hommes et un honneur pour les femmes. » (source Wikipedia sur l'excision). Pourquoi donc ne pas autoriser aussi l'excision clitoridienne, pratique religieuse et traditionnelle, comme cela se fait dans de nombreux pays africains? Après tout, cela ne devrait apparemment pas changer votre quotidien... mais au moins rappelez vous du livre de Camus!
Par
facetus - 31/01/2010 à 12:54
Et voilà, comme d'habitude, sur les "sujets délicats", les utopistes sont à court d'argument et se dérobent.Je suis déçu, déçu...
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Trx314 - 31/01/2010 à 13:44
La question n'est pas tant de savoir "pour ou contre la burka". Là-dessus on est d'accord, c'est une pratique contre laquelle il faut lutter. Le problème est de savoir si oui ou non la lutte contre cette pratique justifie une loi l'interdisant dans l'espace public. Et à cette question je répond non.
J'avais déjà publié le commentaire suivant (sur le sondage http://bit.ly/a5nHhc ) qui explique le fond de ma pensée :
Si l'objectif est de défendre les droits des musulmanes comme tu le dis dans ton commentaire plus bas (02/01/2010 à 13:13), alors ce qu'il faut faire me parait assez évident : défendre les droits des musulmanes. Et non les interdire de sortir de chez elles.
Par quels moyens ? il existe une palette de moyens possibles, par exemple ceux employés pour défendre les femmes battues : réseaux d'aides, numéros de téléphone permettant un contact facile, prévention dans les familles et écoles, campagnes de communication, etc.
Bref, des moyens à la hauteur de nos démocraties, et ne s'abaissant pas à vouloir faire plier les comportements par la force.
Par
Trx314 - 31/01/2010 à 13:58
Pour ce qui est de l'argument sur la circoncision clitoridienne, cela est absolument incomparable avec le port de la burka :- la circoncision clitoridienne est exercée par un tiers (les cas exceptionnels d'auto-circoncision me semblent être hors-sujet). Il est donc facile d'interdire celle-ci dans la mesure où il s'agit d'une mutilation exercée par une personne sur une autre, c'est à dire une atteinte à l'intégrité corporelle totalement irréversible.
- la circoncision est exercée sur l'enfant. On ne peut donc, d'un point de vue légal, absolument par parler dans ce cas de notion de libre arbitre, d'autant plus que comme je l'ai dit juste avant, elle est exercée par un tiers et irréversible.
De par ces 2 points, il est clair que nous sommes dans deux situations totalement différentes, exigeant des moyens totalement différents.
Par
Solal - 31/01/2010 à 19:25
Personne n'a dit qu'il fallait permettre "tout et n'importe quoi" sous prétexte de la liberté de religion. Maintenant sous quel prétexte peut-on empêcher quelqu'un de s'habiller comme il le souhaite ?... tes arguments, facetus, n'apportent rien pour répondre à cette question malheureusement...Ce n'est pas une simple répression des simples apparences qui règle quelque problème que ce soit. Tu noteras qu'avec ce débat, de plus en plus de femmes (elles n'étaient que quelques centaines à peine) songent à porter la burka dans une levée de boucliers qui les rend héros du peuple musulman contre la répression. Cessons le smauvais combats pour ne pas empirer la situation et interrogeons-nous plutôt sur le sraisons pour lesquelles des hommes et femmes aujourd'hui sont assez perdues pour sombrer dans l'intégrisme.
Par
facetus - 01/02/2010 à 18:56
L'argument de ceux s'opposant à la loi sous risque de stigmatisation des musulmans est un contre-sens: c'est insultant pour la religion musulmane. L'Islam ne se résume pas à des comportements extrémistes sectaires.La loi contre les signes religieux ostensibles à l’école a résolu son problème et il en sera de même pour la burka.
Par
facetus - 31/01/2010 à 17:23
Ce n'est pas réaliste de pouvoir faire diminuer le port de la burka avec des associations de soutien diverses.
Lorsqu'une femme est sous la pression de toute sa famille (la sienne et surtout celle de son mari) pour porter le burka, si elle refuse, elle se prend une grosse rouste et ensuite en admettant qu'elle ait encore le courage de consulter une association ou de porter plainte, elle se reprend une encore plus grosse rouste, ce qui ne lui reste que la fuite et le divorce (si elle a survécu) et là elle est reniée par sa propre famille, perd la garde de ses enfants, doit se cacher pour éviter les crimes d'honneur, etc. ce n'est donc pas du tout réaliste voire très dangereux.
L'avantage d'une interdiction par la loi est que cela donne aux femmes une justification, un alibi pour ne pas porter la burka. Cela leur évite donc tous les conflits potentiels avec leur entourage et elles peuvent ainsi retrouver leur dignité en tant que femme libre. Il ne s'agit absolument pas de les empêcher de sortir de chez elles.
Lorsqu'une femme est sous la pression de toute sa famille (la sienne et surtout celle de son mari) pour porter le burka, si elle refuse, elle se prend une grosse rouste et ensuite en admettant qu'elle ait encore le courage de consulter une association ou de porter plainte, elle se reprend une encore plus grosse rouste, ce qui ne lui reste que la fuite et le divorce (si elle a survécu) et là elle est reniée par sa propre famille, perd la garde de ses enfants, doit se cacher pour éviter les crimes d'honneur, etc. ce n'est donc pas du tout réaliste voire très dangereux.
L'avantage d'une interdiction par la loi est que cela donne aux femmes une justification, un alibi pour ne pas porter la burka. Cela leur évite donc tous les conflits potentiels avec leur entourage et elles peuvent ainsi retrouver leur dignité en tant que femme libre. Il ne s'agit absolument pas de les empêcher de sortir de chez elles.
Par
facetus - 31/01/2010 à 18:34
L'excision se fait sur des adolescentes et certes elles ne savent pas vraiment ce qui les attend et n'ont pas la maturité pour éviter cette épreuve.
Dans le cas de la burka, c'est similaire. Elles sont influencées et manipulées par des tiers et sauf exception dès l'adolescence. Il n'y a pas de femme qui porte spontanément la burka. C'est toujours sous l'influence de l'entourage à l'origine.
La comparaison avec la burka a du sens car toutes les deux sont des pratiques religieuses qui dégradent la femme dès l'adolescence, sans qu'elle puisse assumer un choix.
Surtout, en comparant avec l'excision, je voulais démontrer que l'argument de la liberté religieuse ne tient pas car certaines pratiques religieuses bien que très répandues peuvent être très malsaines. En l'occurrence, ces deux pratiques ont en commun de dégrader la femme.
Dans le cas de la burka, c'est similaire. Elles sont influencées et manipulées par des tiers et sauf exception dès l'adolescence. Il n'y a pas de femme qui porte spontanément la burka. C'est toujours sous l'influence de l'entourage à l'origine.
La comparaison avec la burka a du sens car toutes les deux sont des pratiques religieuses qui dégradent la femme dès l'adolescence, sans qu'elle puisse assumer un choix.
Surtout, en comparant avec l'excision, je voulais démontrer que l'argument de la liberté religieuse ne tient pas car certaines pratiques religieuses bien que très répandues peuvent être très malsaines. En l'occurrence, ces deux pratiques ont en commun de dégrader la femme.
Par
Trx314 - 01/02/2010 à 14:15
La question est de savoir ce qui mérite une loi ou pas. Là-dessus tu n'apporte absolument aucun argument (si ce n'est de "donner un alibi"!!! t'as fumé ou quoi ? depuis quand on crée des lois pour donner des alibis ?).Visiblement tu n'as pas lu les points que j'écrivais là-haut sur ce qui différencie radicalement, d'un point de vue juridique, la situation de la burka avec la situation de l'excision, je les remets donc ici :
- la circoncision clitoridienne (excision) est exercée par un tiers (les cas exceptionnels d'auto-circoncision me semblent être hors-sujet). Il est donc facile d'interdire celle-ci dans la mesure où il s'agit d'une mutilation exercée par une personne sur une autre, c'est à dire une atteinte à l'intégrité corporelle totalement irréversible.
- la circoncision est exercée sur l'enfant. On ne peut donc, d'un point de vue légal, absolument par parler dans ce cas de notion de libre arbitre, d'autant plus que comme je l'ai dit juste avant, elle est exercée par un tiers et irréversible.
En réfléchissant un minimum, on comprend facilement pourquoi une loi contre l'excision est nécessaire, et que les raisons de cette nécessité sont sans commune mesure avec ceux que tu avances pour la burka (un "alibi"...).
Par
facetus - 01/02/2010 à 16:52
Par "alibi", je parle du point de vue du musulman. Par
Trx314 - 02/02/2010 à 08:24
c'est bien ce que j'avais compris Par
facetus - 01/02/2010 à 18:00
Lorsqu'on analyse le symbole et le contexte dans lequel est porté la burka, il est évident que pour être efficace il faille l'interdire par la loi.
Il n'y a pas d'alternative si on veut réduire ce fléau. Des association d'aide, c'est du suicide pour ces femmes!
Il est en effet temps que la loi pose des limites à la radicalité religieuse (et pas seulement musulmane).
Il n'y a pas d'alternative si on veut réduire ce fléau. Des association d'aide, c'est du suicide pour ces femmes!
Il est en effet temps que la loi pose des limites à la radicalité religieuse (et pas seulement musulmane).
Par
Trx314 - 02/02/2010 à 08:24
de quel "fléau" parles-tu ? précise ce qui te fait employer de si grands mots (chiffres, ..) Par
facetus - 03/02/2010 à 06:40
Oui c'est un fléau parce que cette pratique dégradante pour la femme s'est répandue dans tout le monde musulman sur les cinq continents et cela en quelques années. Par
Trx314 - 06/02/2010 à 13:40
blablabla... sur quelles données t'appuies-tu pour affirmer cela ? Par
facetus - 06/02/2010 à 16:47
Il y a 20 ans, la burka était uniquement en Afghanistan et Pakistan, puis s'est répandue dans les pays du golfe. Aujourd'hui, cela devient la norme dans ces pays mais aussi en Afrique du Nord et gagne du terrain en Turquie, Malaisie, Indonésie, etc. et en fait dans tous les pays où demeure la diaspora musulmane.Aussi pour te faire une idée de ce fléau, lis donc Libé (comme d'hab)
http://www.liberation.fr/societe/0101576805-la-burqa-une-pathologie-de-la-culture-musulmane
SOCIÉTÉ 29/06/2009 À 06H53
La burqa, une pathologie de la culture musulmane
31 réactions
Par ABDENNOUR BIDAR philosophe, spécialiste de l'Islam.
Le port de la burqa (voile intégral) fait aujourd’hui en France l’objet d’un débat politique dont vient de s’emparer le Président de la République lui-même, en déclarant que «le problème de la burqa n’est pas un problème religieux, c’est un problème de liberté, un problème de dignité de la femme». Nous partageons ce jugement, à une réserve près : déclarer que ce «n’est pas un problème religieux» est aller un peu vite en besogne. C’en est un dans la mesure où il naît d’une compréhension erronée de la religion. Il serait trop facile de déclarer qu’elle n’est pas concernée par ses propres égarements, à chaque fois qu’elle sombre dans tel ou tel de ses excès récurrents, l’obscurantisme et la violence par exemple.
Le premier élément de réflexion nécessaire porte sur la définition même de cette burqa. Il s’agit d’une toile formée d’une ou deux pièces qui recouvrent la totalité du corps, visage compris, ne laissant voir d’une femme que ses yeux - le regard étant même le plus souvent dissimulé par une grille de tissu ou un voile plus fin. Il faut donc tout d’abord distinguer la burqa du simple voile (hijâb) qui ne couvre que la tête et parfois les épaules, laissant le visage découvert, et qui peut être noué soit derrière la tête, soit devant. Il y a voile et voile. En Afrique du Nord, et dans de nombreuses sociétés du monde musulman, le port du voile est ainsi limité à ce couvre-chef élémentaire qui s’accompagne d’ailleurs d’une très grande diversité de styles vestimentaires - dans les rues d’Istanbul, par exemple, port du hijâb et souci de la mode vont très souvent de pair, ce voile lui-même étant l’objet d’une variation infinie de ses couleurs, de ses tons, de ses modes de nouage…
La burqa, semble être, elle, une innovation venue d’un vêtement traditionnel d’Afghanistan, qui, pasasnt par l’Iran, aurait été adoptée ensuite par les franges les plus conservatrices des différentes sociétés musulmanes du monde. Elle exprime ce que l’on pourrait appeler paradoxalement un «traditionalisme contemporain», une forme d’attachement à la tradition de dissimulation du corps féminin dans l’espace public, mais qui aurait acquis une virulence nouvelle, inquiétante parce que violemment radicalisée, sans commune mesure avec les usages anciens plutôt modérés en la matière. La burqa ne peut se prévaloir d’aucune justification historique, ni dans le Coran, ni dans les mœurs traditionnelles de la plupart des peuples musulmans. C’est une innovation dont le caractère islamique est plus que discutable et dans laquelle de très nombreux musulmans ne se reconnaissent pas du tout. Ils en souffrent et sont les premiers à se désoler qu’une fois de plus certains musulmans donnent une image caricaturale de leur culture. Ils estiment ainsi, à juste titre, qu’il ne s’agit là que d’une exagération, voire d’une pathologie religieuse, qui nuit aussi gravement qu’inutilement à l’image de l’islam, qui entretient une confusion déplorable sur ce que la «religion» est censée «prescrire», et qui enfin ne peut correspondre qu’à une régression pour la condition féminine - une femme totalement voilée par sa burqa ne pouvant apparaître, symboliquement et physiquement, que littéralement enfermée, «anonyme» sans visage et en tant que telle retranchée du monde.
Ce débat est nécessaire parce qu’il conduit l’islam à affronter ses propres démons, mais il faut le relativiser en raison de sa marginalité et parce qu’il risque de jeter l’opprobre sur tous les types de port du voile, et parce que l’islam se retrouve stigmatisé comme religion foncièrement misogyne. Aujourd’hui en France, comme ailleurs, des femmes choisissent de porter un hijâb et ce ne peut être en aucun cas confondu avec le port de la burqa. Celui-ci exprime une volonté de retrait total du monde, persuadée par l’ignorance qu’il y a là une obligation coranique ou traditionnelle, ou captive de la domination masculine. Le hijâb en revanche, par sa discrétion, laisse le visage découvert, et ne dresse pas la même frontière entre soi et autrui. Il peut alors exprimer autre chose, non seulement la liberté d’un choix personnel réfléchi, mesuré, mais aussi la revendication d’une dignité, d’une estime de soi : «Je suis une femme et je ne veux pas être regardée dans l’espace public comme un objet de désir.» Cela ne saurait cependant donner au port du hijâb la valeur d’une obligation religieuse. C’est à chaque femme musulmane de choisir en son âme et conscience si elle veut ou non se voiler.
Le problème est en réalité ici celui du rapport difficile de l’islam à ses «signes extérieurs», cette tradition ayant toujours accordé beaucoup - trop ? - d’importance à un certain nombre d’apparences par lesquelles l’individu se met en règle avec le jugement social. Or ce que disent beaucoup de femmes, qui se sentent profondément et légitimement musulmanes -, c’est que l’essentiel se situe ailleurs, dans l’intériorité. Et elles préfèrent alors un islam du cœur, de la vie privée, refusant un voile, même léger, qui selon elles demeurera toujours comme un instrument de différenciation des femmes, de «marquage» qui laisse sur elles l’empreinte d’un pouvoir subi de la part des hommes (même quand le choix de le porter apparaît autonome). Elles refusent d’entrer dans la logique - à dire vrai éculée - qui voudrait faire du voile un instrument de protection et de valorisation de la sacralité du corps féminin, et ne voient dans cette justification qu’un subterfuge de la domination masculine. Elles considèrent que l’avenir de la femme musulmane est dans une libération complète de tous signes extérieurs.
On le voit, l’affaire est en réalité complexe. On ne peut souhaiter que deux choses : qu’elle soit l’opportunité pour les musulmans de manifester leur opposition très majoritaire à cette burqa qui n’est qu’une pathologie de leur culture et qu’elle ne soit pas instrumentalisée pour monter en épingle un phénomène ultra-minoritaire, risquant d’occulter la réalité d’un islam français qui se tient dans son ensemble au plus loin de ce type d’extrême.
Par
pierre - 02/02/2010 à 20:40
Lorsque les touristes blanches se mettent seins nus sur les plages d'Afrique du nord et occidentale cela ne choque personne et pourtant, sur place, pour des raisons économiques évidentes les gens que cela dérange fortement n'ont pas les moyens de faire voter une loi contre !
Lorsque les satellites américains et européens arrosent les pays musulmans avec les télés-réalités, les séries ou sexe et immoralitée sont la base même des contenus, cela ne choque personne !
Il est sur que l'interdiction de la Burka ne rapportera économiquement rien à personne et que l'électorat du front national et de la droite sera content.
Lorsque les satellites américains et européens arrosent les pays musulmans avec les télés-réalités, les séries ou sexe et immoralitée sont la base même des contenus, cela ne choque personne !
Il est sur que l'interdiction de la Burka ne rapportera économiquement rien à personne et que l'électorat du front national et de la droite sera content.
Par
facetus - 03/02/2010 à 06:58
A mon avis, ce n'est pas seulement pour des raisons économiques. Je pense que la plupart des hommes musulmans ne sont pas gênés de voir d'autres femmes que la leur sans burka et notamment fraîchement vêtues... Par ailleurs, toutes les religions qui restreignent la sexualité de façon ostentatoire produisent des frustrations profondes qui amènent aux plus grandes perversions (exemple: prêtre catholique pédophile, etc.)
Par
facetus - 03/02/2010 à 08:08
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/02/besson-refuse-par-decret-de-naturaliser-un-homme-imposant-le-voile-a-sa-femme_1300256_3224.html
Et je dis un grand bravo à Besson pour refuser la nationalité à des femmes qui portent la burka ou à des hommes qui forcent leur femme à la porter, car le port de la burka n'est pas un signe de volonté d'intégration, bien au contraire.
Ce qu'il faudrait, ce sont deux interdictions:
1) Interdiction de cacher son visage dans les espaces publics (hormis cas exceptionnels et appropriés comme masque de carnaval, casque intégral lors de la conduite de motos, etc.)
2) Punir pénalement les actes de manipulations (en particulier femmes, enfants, personnes faibles en général) sous le couvert de la religion. Et dans ce cas, toutes les sectes seraient évidemment très concernées.
Et je dis un grand bravo à Besson pour refuser la nationalité à des femmes qui portent la burka ou à des hommes qui forcent leur femme à la porter, car le port de la burka n'est pas un signe de volonté d'intégration, bien au contraire.
Ce qu'il faudrait, ce sont deux interdictions:
1) Interdiction de cacher son visage dans les espaces publics (hormis cas exceptionnels et appropriés comme masque de carnaval, casque intégral lors de la conduite de motos, etc.)
2) Punir pénalement les actes de manipulations (en particulier femmes, enfants, personnes faibles en général) sous le couvert de la religion. Et dans ce cas, toutes les sectes seraient évidemment très concernées.
Par
pierre - 06/02/2010 à 12:10
je me doute que Besson est ton grand ami compte tenu de tous tes propos et commentaires que tu tiens mais celui la:"Je pense que la plupart des hommes musulmans ne sont pas gênés de voir d'autres femmes que la leur sans burka et notamment fraîchement vêtue" même Besson n'aurait pas osé. C'est rasiste, sexiste et trop simpliste pour que je m'emporte....
Par
facetus - 06/02/2010 à 16:33
Pardon? Les hommes musulmans sont des hommes comme les autres: il ne sont pas plus plus ou moins prudes que d'autres. Ils ont le goût pour la chaire voire les partenaires multiples qu'ils peuvent assouvir "grâce" à l'institution de la polygamie.Quel que soit la religion, tout homme hétérosexuel se réjouit de contempler un beau corps féminin donc je ne vois pas pourquoi les musulmans n'apprécieraient pas voir les touristes en bikini.
Par ailleurs, je soupçonne les musulmans extrémistes d'être tellement exclusifs et pervers qu'avec la burka, ils veulent préserver leur femme(s) et fille(s) de la vision éventuellement libidineuse des autres hommes mais cette vision est en fait le reflet de leurs propres pulsions. En psychologie, ce schéma pourrait relever d'un fort conflit oedipien et de la névrose hystérique...
Enfin, il faut arrêter d'associer la burka et l'Islam car c'est réducteur. La burka n'est pas justifiée dans les textes sacrés de l'Islam. Si la burka devient la norme, c'est parce que certains extrémismes sectaires musulmans sont en phase de forte croissance. Pour aider les musulmans modérés, il faut par exemple leur donner un cadre juridique et cela passe par l'interdiction de la burka.
Par
facetus - 03/02/2010 à 08:11
Cela n'a rien à voir, mais cela pourrait changer votre perception de l'Islam...
Connaissez-vous le mutaa: le mariage temporaire des shiites?
Il s'agit de relations entre un homme et une femme, minimum une heure, maximum un an et sont cumulables pour les hommes. En outre, il n'est pas nécessaire de vivre sous le même toit ou de subvenir aux besoins de son partenaire. Depuis quelques années, cette pratique est en plein essor au Liban avec l'appui du Hezbollah qui s'en sert pour recruter de nouveaux membres. Encore une fois, la fin justifie les moyens...
La théorie:
http://ifpo.revues.org/452
Chapitre 6, la morale est sauve!
"Si l’on a souvent vu, dans ce type de mariage, une simple location du corps de la femme, c’est que l’objectif visé est, d’abord, de permettre à l’homme d’assouvir ses besoins sexuels. Dans les doctrines de l’islam, ceux-ci sont considérés comme naturels, et il faut les satisfaire pour éviter les débordements sociaux ; seuls les grands mystiques sont capables d’abstinence. En outre, le besoin de l’homme de multiplier les relations sexuelles et les partenaires est reconnu. L’institution du mariage temporaire a donc pour but d’éviter l’adultère et la fornication (zinâ)."
Chapitre 14, tout le monde y trouve son compte.
"Dans les cercles islamiques, il est présenté comme un instrument de libération de la femme : « le chiisme a donné l’entière liberté sexuelle à la femme avec le mariage de plaisir » m’a déclaré un jeune militant."
La pratique:
http://www.foreignpolicy.com/articles/2009/11/25/the_militarization_of_sex
Extraits remarquables:
"My cousin, a hard-core Hezbollah supporter, finds pleasure in using his mini-market as a hub where both men and women refer to him to hook them up in a temporary marriage. He even has Excel sheets to help him organize and control the contacts, and of course he practices temporary marriage himself," he added with a smile.
"If I want to approach a girl, I ask her for her number and call her later, but mostly I get approached by girls who directly ask me if I am interested in temporary marriage," Ali said. "Although they are veiled from top to bottom, you can always guess how she looks like from her face and eyes," he added with a wink.
"I take good care of myself, and make sure I look perfect every time I go into a mutaa marriage because I should please my husband, temporary or not," she said. "It is my religious duty to do so. God allowed this kind of marriage for a reason, and I never question God's wishes."
Ce que j'en retiens, c'est que l'Islam semble très flexible (voire versatile) contrairement au catholicisme qui est plutôt rigide (peu a changé depuis les réformes grégoriennes). Les interprétations des textes et paroles sacrées de l'Islam peuvent être très diverses, parfois à la limite de la contradiction. Enfin, de par cette flexibilité, l'Islam semble très bien disposé à évoluer et à s'adapter à la société et à son auditoire dans le but d'attirer de nouveaux membres, d'où son succès.
Connaissez-vous le mutaa: le mariage temporaire des shiites?
Il s'agit de relations entre un homme et une femme, minimum une heure, maximum un an et sont cumulables pour les hommes. En outre, il n'est pas nécessaire de vivre sous le même toit ou de subvenir aux besoins de son partenaire. Depuis quelques années, cette pratique est en plein essor au Liban avec l'appui du Hezbollah qui s'en sert pour recruter de nouveaux membres. Encore une fois, la fin justifie les moyens...
La théorie:
http://ifpo.revues.org/452
Chapitre 6, la morale est sauve!
"Si l’on a souvent vu, dans ce type de mariage, une simple location du corps de la femme, c’est que l’objectif visé est, d’abord, de permettre à l’homme d’assouvir ses besoins sexuels. Dans les doctrines de l’islam, ceux-ci sont considérés comme naturels, et il faut les satisfaire pour éviter les débordements sociaux ; seuls les grands mystiques sont capables d’abstinence. En outre, le besoin de l’homme de multiplier les relations sexuelles et les partenaires est reconnu. L’institution du mariage temporaire a donc pour but d’éviter l’adultère et la fornication (zinâ)."
Chapitre 14, tout le monde y trouve son compte.
"Dans les cercles islamiques, il est présenté comme un instrument de libération de la femme : « le chiisme a donné l’entière liberté sexuelle à la femme avec le mariage de plaisir » m’a déclaré un jeune militant."
La pratique:
http://www.foreignpolicy.com/articles/2009/11/25/the_militarization_of_sex
Extraits remarquables:
"My cousin, a hard-core Hezbollah supporter, finds pleasure in using his mini-market as a hub where both men and women refer to him to hook them up in a temporary marriage. He even has Excel sheets to help him organize and control the contacts, and of course he practices temporary marriage himself," he added with a smile.
"If I want to approach a girl, I ask her for her number and call her later, but mostly I get approached by girls who directly ask me if I am interested in temporary marriage," Ali said. "Although they are veiled from top to bottom, you can always guess how she looks like from her face and eyes," he added with a wink.
"I take good care of myself, and make sure I look perfect every time I go into a mutaa marriage because I should please my husband, temporary or not," she said. "It is my religious duty to do so. God allowed this kind of marriage for a reason, and I never question God's wishes."
Ce que j'en retiens, c'est que l'Islam semble très flexible (voire versatile) contrairement au catholicisme qui est plutôt rigide (peu a changé depuis les réformes grégoriennes). Les interprétations des textes et paroles sacrées de l'Islam peuvent être très diverses, parfois à la limite de la contradiction. Enfin, de par cette flexibilité, l'Islam semble très bien disposé à évoluer et à s'adapter à la société et à son auditoire dans le but d'attirer de nouveaux membres, d'où son succès.
Par
Trx314 - 03/02/2010 à 09:15
Incroyable !Le point positif est que effectivement, on voit par cet exemple que l'interprétation des textes sacrés peut s'accommoder d'une grande souplesse.
Ce qui est dommage par contre, c'est que cela en devient très hypocrite : on trouve des moyens pratiques de contourner des directives absurdes, personne n'est dupe, mais les apparences sont sauves. Dans le cas de la mutaa, cette hypocrisie se retrouve dans le fait que il est quand même nécessaire de se "marier", même pour une heure, mais on retrouve ce même principe dans la finance islamique, où on fait des tas de montages bidons pour ne jamais prononcer le mot "intérêt", alors que derrière cette façade de produits islamiques se cachent de bêtes dépôts à termes...
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facetus - 21/02/2010 à 05:32
Voilà un article auquel j'adhère en tous points sur la burka, dérive fasciste de l'Islam, aliénation de la femme, contamination de la société, etc, tout y est! La Peste de notre époque!
Le voile du NPA : la farce qui cache la burqa…, par Hamid Zanaz
Quand le réel échappe aux politiques, ils commettent des imprudences ! C'est le cas du Nouveau Parti anticapitaliste. Oser présenter une candidate voilée sur une liste régionale n'est ni courageux, ni provocateur, ni populiste. Mais simplement une confirmation de l'alliance de cette secte politique avec le fondamentalisme islamique. Un cheminement logique. Se voiler, ce n'est qu'un "refus de la dictature du corps imposée par l'Occident aux femmes", disait Salma Yacoub, une voilée communautariste anglaise d'origine pakistanaise à Londres. Devinez qui était à côté d'elle sur la même tribune. L'anticapitaliste intentionnaliste Besancenot... Mais – faut-il le rappeler ? –, l'extrême gauche avait combattu la loi interdisant les signes religieux ostentatoires à l'école. Elle a toujours défendu le voile. Pis encore, les gauchistes ne se sont jamais opposés à l'islamisme, ni dans le discours ni sur le terrain. Ni ici ni ailleurs. En Algérie, ils ont soutenu le FIS, ils étaient même prêts à vivre dans un Etat islamique !
Tout cela est connu, la presse en avait parlé longuement de ce rapprochement semi-clandestin. Mais là où la chose devient risible voire dangereuse, c'est dans l'explication de cet acte odieux. Car pour ne pas assumer leur connivence avec l'archaïsme religieux, les responsables de cette formation poussent le ridicule à son extrême en affirmant que le voile est compatible avec l'épanouissement de sa porteuse, sa libération, voire son militantisme féministe !
Le voile révolutionnaire ! Allons voir de près pour ne pas se faire avoir. L'étymologie nous renseigne mieux que les slogans creux du postier : la langue arabe de tous les jours nous dévoile parfaitement la réalité du voile : les femmes "hidjabisées" sont des femmes moultazimates, c'est-à-dire engagées ! Islamistes. Le titre d'une cassette du missionnaire et ami des trotskistes français Tariq Ramadan est révélateur : La Femme musulmane face à son devoir d'engagement. Les autres sont des moutabaridjates, des dépravées. En arabe parlée, dans les territoires perdus de la République, la non-voilée, c'est Arianna, ce qui veut dire "à poil", salope. Cela fait partie de l'action psychologique islamique qui consiste à faire pression sur la non-voilée pour qu'elle se voile, sur la voilée pour qu'elle se "niqabise", et ainsi de suite… Le voile n'est qu'une étape vers la burqa. Dans quelques années, si rien n'est fait, toutes les burqas en puissance, deviendront effectives.
Croire que l'islamisme est anticapitaliste est mal le connaître. Il est un antihumanisme viscéral, un fascisme même. N'oublions pas que le mouvement islamiste dans son ensemble était une riposte capitaliste contre la pensée socialiste arabe, contre la laïcisation du monde arabe! Le voile d'Ilham a dévoilé Besancenot aux électeurs. Tant mieux !
Aucun esprit non pollué ne peut admettre que les femmes choisissent librement leur aliénation.
Hamid Zanaz est l'auteur de L'Impasse islamique, la religion contre la vie, préface de Michel Onfray, Les Editions libertaires, 2009.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/19/le-voile-du-npa-la-farce-qui-cache-la-burqa-par-hamid-zanaz_1308182_3232.html
Le voile du NPA : la farce qui cache la burqa…, par Hamid Zanaz
Quand le réel échappe aux politiques, ils commettent des imprudences ! C'est le cas du Nouveau Parti anticapitaliste. Oser présenter une candidate voilée sur une liste régionale n'est ni courageux, ni provocateur, ni populiste. Mais simplement une confirmation de l'alliance de cette secte politique avec le fondamentalisme islamique. Un cheminement logique. Se voiler, ce n'est qu'un "refus de la dictature du corps imposée par l'Occident aux femmes", disait Salma Yacoub, une voilée communautariste anglaise d'origine pakistanaise à Londres. Devinez qui était à côté d'elle sur la même tribune. L'anticapitaliste intentionnaliste Besancenot... Mais – faut-il le rappeler ? –, l'extrême gauche avait combattu la loi interdisant les signes religieux ostentatoires à l'école. Elle a toujours défendu le voile. Pis encore, les gauchistes ne se sont jamais opposés à l'islamisme, ni dans le discours ni sur le terrain. Ni ici ni ailleurs. En Algérie, ils ont soutenu le FIS, ils étaient même prêts à vivre dans un Etat islamique !
Tout cela est connu, la presse en avait parlé longuement de ce rapprochement semi-clandestin. Mais là où la chose devient risible voire dangereuse, c'est dans l'explication de cet acte odieux. Car pour ne pas assumer leur connivence avec l'archaïsme religieux, les responsables de cette formation poussent le ridicule à son extrême en affirmant que le voile est compatible avec l'épanouissement de sa porteuse, sa libération, voire son militantisme féministe !
Le voile révolutionnaire ! Allons voir de près pour ne pas se faire avoir. L'étymologie nous renseigne mieux que les slogans creux du postier : la langue arabe de tous les jours nous dévoile parfaitement la réalité du voile : les femmes "hidjabisées" sont des femmes moultazimates, c'est-à-dire engagées ! Islamistes. Le titre d'une cassette du missionnaire et ami des trotskistes français Tariq Ramadan est révélateur : La Femme musulmane face à son devoir d'engagement. Les autres sont des moutabaridjates, des dépravées. En arabe parlée, dans les territoires perdus de la République, la non-voilée, c'est Arianna, ce qui veut dire "à poil", salope. Cela fait partie de l'action psychologique islamique qui consiste à faire pression sur la non-voilée pour qu'elle se voile, sur la voilée pour qu'elle se "niqabise", et ainsi de suite… Le voile n'est qu'une étape vers la burqa. Dans quelques années, si rien n'est fait, toutes les burqas en puissance, deviendront effectives.
Croire que l'islamisme est anticapitaliste est mal le connaître. Il est un antihumanisme viscéral, un fascisme même. N'oublions pas que le mouvement islamiste dans son ensemble était une riposte capitaliste contre la pensée socialiste arabe, contre la laïcisation du monde arabe! Le voile d'Ilham a dévoilé Besancenot aux électeurs. Tant mieux !
Aucun esprit non pollué ne peut admettre que les femmes choisissent librement leur aliénation.
Hamid Zanaz est l'auteur de L'Impasse islamique, la religion contre la vie, préface de Michel Onfray, Les Editions libertaires, 2009.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/19/le-voile-du-npa-la-farce-qui-cache-la-burqa-par-hamid-zanaz_1308182_3232.html
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facetus - 01/04/2010 à 14:53
Décidément les pays du Nord sont résolument en avance sur les autres. La Belgique avait déjà montré l'exemple en légalisant l'euthanasie, voila maintenant qu'ils interdisent en public cette pratique honteuse et scandaleuse de la burqa. Si j'étais belge, j'en serais fier! Bravo!!!
http://news.yahoo.com/s/afp/20100331/wl_afp/belgiumreligionislampolitics
http://news.yahoo.com/s/afp/20100331/wl_afp/belgiumreligionislampolitics
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Lisasia - 28/04/2010 à 00:57
JE SUIS TORALEMENT CONTRE LA BURKA ET CONTRE TOUT CE QUI REPRESENTENT D'UNE MANIERE OU D'UNE AUTRE AU MOUVEMENT DE TERRORISTE LES BURKAS PEUVENT DISSIMULER DES ARMES FAVORISENT LE TERRORISME
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Lisasia - 28/04/2010 à 01:01
ABSOLUMENT CONTRE CAR ON NE PEUT IDENTIFIER LES PERSONNES SE CACHANT SOUS LA BURKA ET DE CE FAIT LA BURKA POURRAIS DISSIMULER UN TERRORISTE ET DES ARMES C'EST UN DANGER POUR LA POPULATION; JE SUIS CATEGORIQUEMENT CONTRE; IL FAUT INTERDIRE LA BURKA EN FRANCE
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Politeia - 28/04/2010 à 13:28
Mon pauvre Pierrot, vois la lune ... On marche en plein délire ! Alors, allons-y, lâchons-nous pour de bon :
" Vrais Français ! ... tous unis face au fléau ... le terrorisme se cache sous le voile ! "l'Autre" est la principale menace contre la Société française ! Tous unis, démasquons l'ennemi de l'intérieur, la cinquième colonne qui bafoue nos valeurs millénaires ... Allons, Enfants de la Patrie, il est temps de se ressaisir, tous derrière notre grand (métaphoriquement bien-sûr, sauf à tripler les talonnettes) Conducteur ! "
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facetus - 03/05/2010 à 10:23
Excellent! Je suis mort de rire... Catégories
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Sans aborder cet ensemble de situations particulières, ainsi que cette spécificité française, il n'est pas, je crois, raisonnable de répondre de manière aussi duale à cette question.